Les enjeux et potentiels



Actuellement, la forêt joratoise accueille environ 1.5 million de visiteurs par an. Cette fréquentation témoigne clairement de l’effet conjugué d’une demande croissante de nature et de loisirs de plein air, et de la proximité du massif forestier avec le bassin de population que forme l’agglomération lausannoise.

Le Jorat, toutefois, est davantage qu’un espace de liberté aux portes de la ville. Il constitue un territoire au sein duquel les activités – multiples – ne doivent pas souffrir de la présence des visiteurs, et où il doit être possible à la fois de préserver et de valoriser les richesses existantes. Il est utile, à cet égard, de rappeler que la région abrite encore de nombreuses espèces indigènes, qu’elle jouit d’une biodiversité et d’un réseau hydrographique exceptionnels, qu’on y répertorie près de 20% des espèces animales et végétales de Suisse et qu’elle offre des produits et éléments patrimoniaux de grande qualité.

Maîtriser notre territoire

Dans ce contexte, un parc naturel périurbain présente d’abord de l’intérêt en termes de régulation des flux et de maîtrise du territoire. La mise en place de la structure organisationnelle requise pour un parc constitue à cet égard un atout. Elle se prête au travail de concertation, de coordination et de suivi nécessaire à la résolution des problèmes. Entre autres choses, il s’agit en effet d’améliorer l’accueil et la gestion des visiteurs de sports et loisirs (accès, parcage, signalisation, cheminements, lieux d’accueil). Par ailleurs, ces activités nécessitent d’être mieux coordonnées entre elles et en fonction des activités d’exploitation se déployant sur le territoire…

Anticiper

Un projet de parc naturel périurbain se présente aussi comme une opportunité à saisir pour procéder à un saut qualitatif et anticiper les attentes en matière de gestion environnementale, d’exploitation et d’accessibilité à la nature.

Un projet de parc naturel périurbain permet de répondre aux différentes politiques qui touchent à la préservation des forêts vaudoises. Ce projet se prête en effet à la mise en œuvre collective d’un objectif du Règlement d’application de la loi forestière vaudoise, selon lequel 10% des forêts vaudoises devront être en réserve d’ici à 2030. En outre, le Canton ambitionne également de créer trois grandes réserves d’environ 500 hectares, soit une par région biogéographique (Alpes, Jura et Plateau).

Développer des projets

Enfin, un parc naturel périurbain est un catalyseur de projets, ainsi qu’une ouverture à des sources de financements non-mobilisables par d’autres voies.