L’Edito de Madame la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro

 


Jacqueline de QUattro dans les bois

Pour faire rayonner le Jorat loin à la ronde

Oasis forestière entre ville et campagne, trait d’union entre les Alpes et le Jura, le massif du Jorat joue un rôle clé. La fertilité de ses sols, sa richesse en espèces, la qualité de ses eaux et son accès aisé le placent en effet au centre de multiples enjeux. Pour assurer le maintien à long terme des prestations de ce territoire principalement boisé, la réflexion sur leur développement se fait pressante. Le projet de parc naturel périurbain du Jorat offre le cadre idéal pour la mener.

La forêt remplit de nombreuses fonctions. Elle produit un matériau noble pour la construction, assure la préservation des eaux, offre de nombreuses occasions de délassement et accueille aussi une biodiversité d’une incroyable richesse. Saviez-vous qu’en Suisse, près de la moitié des espèces animales vivent en forêt ou de la forêt ? Les autorités cantonales et fédérales s’engagent donc fortement pour la préservation de cette biodiversité. Elles se sont fixées comme objectif principal de placer 10 % de l’aire forestière en réserve, non seulement dans les Alpes et le Jura, mais aussi sur le Plateau.

Le projet de parc naturel périurbain du Jorat prévoit un cœur de forêt sans exploitation qui offrirait à la population l’occasion de renouer avec une nature sauvage et préservée. Cette zone représenterait 15 % de la surface des bois du Jorat, lesquels continueraient pour les 85% restants à être exploités. Elle permettrait de regrouper, pour les trois districts du Jorat, les réserves forestières naturelles devant voir le jour dans les années à venir. On ne protégerait pas plus, mais mieux. 

Le parc naturel périurbain du Jorat, c’est aussi un territoire, autour de ce cœur de nature préservée, dans lequel de nombreuses activités pourraient être développées et qui offrirait une merveilleuse vitrine des multiples savoir-faire forestiers de la région. C’est une opportunité pour les communes concernées et leurs habitants de réfléchir ensemble à l’usage qui peut être fait d’une grande forêt périurbaine dans un canton en constante mutation. C’est, enfin, une occasion unique de faire rayonner le Jorat loin au-delà des frontières cantonales.

Jacqueline de Quattro

conseillère d’Etat en charge du Département du territoire et de l’environnement