Les forêts du Jorat

Le Jorat est le plus grand massif forestier du plateau suisse. Avec plus de 4 000 hectares, le Jorat constitue le dernier relais boisé entre les Préalpes et le Jura. Pour les habitants de la région, c’est l’évasion au pas de la porte.


Le Jorat partage avec le Jura la même racine linguistique celte. Elle désigne une hauteur boisée. Difficile de trouver meilleure description de ces forêts, qui atteignent leur point culminant à 929 mètres d’altitude. Vous ajoutez à cela des précipitations assez fréquentes et vous obtenez les conditions idéales pour le développement d’une forêt composée majoritairement de sapins et de hêtres. Mais des siècles d’exploitation ont intronisé l’épicéa comme essence dominante.

De l’eau dans la forêt

Le Jorat est une terre d’eau. Situé sur la ligne de partage des eaux entre le bassin du Rhône et celui du Rhin, d’innombrables ruisseaux et rivières y prennent leur source et on dénombre plus de cinquante zones humides. Les sources les plus importantes ont depuis des siècles été captées et alimentent en eau potable les habitants des environs. D’autres sources de moindre importance approvisionnent les fontaines aux abords des chemins forestiers.

Patrimoine culturel

L’Histoire raconte que des bandes de brigands sévissaient dans les forêts du Jorat au Moyen Age, dévalisant les voyageurs qui traversaient la forêt. Un mythe ressuscité en 1971 avec la création de la Nouvelle Compagnie des Brigands du Jorat, qui opère comme garant de la beauté des terres, des forêts et des coutumes joratoises. Aujourd’hui répertoriée comme tradition vivante du Canton de Vaud, les actions des brigands se limitent à des enlèvements bon enfant de personnalités.